Richard Boulet-Loron

Artisan Vigneron : génétique ?…

 

Artisan Vigneron Richard Boulet-Loron

Parmi mes passions : la terre, le vin et la généalogie.

Emile Boulet. Mon grand père paternel, Lozérien, était un descendant direct des seigneurs de Beaujeu. La dynastie des Beaujeu a fortement marqué l’histoire de la France. De plus leurs propriétés viticoles étaient nombreuses en Bourgogne du Sud.

Jacques Guillié. Mon grand père maternel, dont les racines se situent à Saint Loup de Naud. Depuis plus de 400 ans ses ancêtres étaient tous viticulteurs.

Jacqueline Kreber. Ma grand-mère maternelle, dont le nom Allemand m’amène en Allemagne. Les recherches généalogiques y sont complexes mais les vins de Franconie sont très célèbres.

Antonine Galland. Sa grand-mère, était originaire des villages de  St Amour, St Vérand, Fuissé et quelques autres villages du Mâconnais. Par ailleurs, nos ancêtres y étaient eux aussi vignerons.

Et Marie Antoinette Loron, ma grand-mère paternelle. Elle était originaire du village de mon enfance où je suis établi : Romanèche-Thorins. J’ai donné à mon exploitation viticole le nom « La Romana Esca », qui était une station relai aux temps des romains. C’est sous le règne de Louis XIV que le vin produit fut agréé pour la cour de France.

Aujourd’hui encore, dans le respect des traditions de nos ancêtres, nous y produisons le célèbre « Moulin à Vent ».

Avant la crise du phyloxéra au 16° siècle, les Loron se sont établis en Bourgogne du Sud où ils étaient déjà viticulteurs. Il étaient originaires de Chénas, un des plus vieux villages du Beaujolais, où je suis coopérateur à la Cave du Château.

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Artisan Vigneron Richard Boulet-Loron

Finalement cette grande dame – notre cave coopérative – a fêté ses 80 printemps; nous sommes actuellement 90 vignerons pour 190 hectares.

La vinification Beaujolaise est impérative. Il n’y qu’un seul cépage rouge, le « gamay ». Il connu en Bourgogne depuis le Moyen Age et réservé aux terroirs du Beaujolais lorsque Philippe le Hardi le fit interdire jusqu’à Mâcon.

Après des années salarié dans le monde du vin, j’ai décidé depuis 2011 de devenir vigneron, comme mes ancêtres. En conséquence, c’est un plaisir de vous faire donc partager ma passion du vin, sans oublier mon côté « épicurien »… à l’occasion d’une petite dégustation et pourquoi pas d’un mâchon beaujolais